Librairie Mauguin
 

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Le Quotidien d'Oran - Dimanche 17 Février 2002

"Causeries blidéennes", un espace littéraire pour la ville des Roses

L'idée de créer un espace littéraire appelé «Causeries blidéennes» pour la ville des Roses a été accueillie avec satisfaction et engouement par les férus de l'écriture.
En effet, cette initiative est celle de la librairie Mauguin qui a reçu ce jeudi l'écrivain Habib Ayyoub venu présenter son roman "Le gardien", publié par les éditions Barzakh. L'auteur s'exprimant avec ironie, décrit l'autorité d'«un chef suprême de la guerre» dans un pays mythique «le désert» et l'errance des hommes du désert à la recherche de la goutte d'eau, symbole de vie et de liberté. «Un récit grave aux accents buzzatiens qui propose une subtile et dense parabole sur la vanité, la solitude et la mort» dira l'éditeur en entrée du récit.
«Pour une première expérience, nous nous attendions à très peu de monde, pourtant nous avons reçu un public assez nombreux, très attentif à ce genre de rencontre», notera Mme Chantal Lefèvre, gérante de la librairie.
L'assistance composée particulièrement d'étudiants et d'enseignants s'est montrée réceptive aux commentaires de l'auteur et de l'éditeur à propos de la fiction et sa publication. Par ailleurs, lors de cette rencontre, en plus de la prestance de Habib Ayyoub, l'éditeur Barzakh a eu à entretenir le public de la publication de trois écrits autour de la thématique du désert appelé «l'oeil du désert». Il s'agit des oeuvres de Habib Ayyoub, "Le Gardien", de Rachid Boudjedra, "Cinq fragments du désert" et de Théodore Monod, "Maxence du désert".
A propos de Rachid Boudjedra, un riche programme est prévu pour la fin de ce mois : l'auteur de "La Répudiation" honorera la ville des Roses où il a été enseignant dans les années 60, en allant à la rencontre de ses lecteurs. A cette occasion, il aura à présenter son dernier texte "Cinq fragments du désert" et à parler du film "Nahla", puisqu'il en a été co-scénariste.
Il est à noter lors de cette "Causerie blidéenne", une présence et pas des moindres, celle de Denis Martinez, peintre algérien de renommée mondiale, père du groupe Aouchêne et blidéen de surcroît, de retour au pays natal. Enfant chéri de le ville qui a ouvert les bras à Frantz Fanon et qui a été tant chantée par André Gide, Denis Martinez a dû choisir l'exil aprés les menaces intégristes islamistes contre les intellectuels algériens.
Enfin, grâce à ce genre d'initiatives, la ville de Blida pourra renouer avec l'activité culturelle et se réconcilier avec elle-même.

par C. Koriche

Lien vers le site du journal Le Quotidien d'Oran : http://www.quotidien-oran.com

Lien vers le site des Editions Barzakh : http://www.barzakh-dz.com

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© Librairie Mauguin - Décembre 2003