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Journal "L'Authentique" - Dimanche 26 Janvier 2003

Farid Khodja aux "Causeries blidéennes"

Nouvelle année, nouveau style : les "Causeries blidéennes" ont invité ce jeudi un grand chanteur et instrumentiste, Farid Khodja, dont le premier CD vient d'être mis sur le marché.
Parmi les invités, on note la présence de M. Herlaut, directeur du Centre culturel français, M. Bendameche, conseiller au ministère de la Communication et de la Culture et nombre de mélomanes férus de chants andalous, d'airs du "terroir", hérité de la toute proche Andalousie à travers le retour des émigrants.

Nouba Mezmoun

M. Bendameche présentera l'artiste qui a choisi le mode s n'a par héritage familial, étant donné que son oncle paternel, Mohamed Khodja, dit D'ziri, était son maître et c'est lui qui l'a poussé dans ce genre. Le présentateur insistera sur la conservation du patrimoine à travers les enregistrements qui permettront aux futurs chercheurs de trouver la matière essentielle à l'objet de leurs investigations ! Haouzi, malouf, san'a aroubi, nouba, derdj, khlass, istikhbar, insiraf sont des termes qui ont fait, entre autres, l'objet du débat.
La sauvegarde du patrimoine par le biais des enregistrements commence à devenir un réflexe, avec notamment la série de dix CD enregistrés par un privé à Oran, initiative venant après celle de Serri en 1997 et Bahdja Rahal en France. Ainsi, il semble que tout le monde prend conscience de l'importance de ce patrimoine, et même l'Etat, à travers l' ONDA, entame une série d'enregistrements depuis ces dernières années.
L'instrument de prédilection de l'artiste Khodja est le r'bab, dont un historique fut tracé avec ses grands adeptes tels Sfindja, décédé en 1908, ou Mustapha Belkhodja, mort en 1968 et qui avait reçu avec son association le premier prix au 1er festival de musique andalouse, tenu une année auparavant. Khodja, Bendameche et Benguergoura - ce dernier était présent et avait animé les débats en apportant des éclaircissements sur des points précis - ont permis à la nombreuse assistance de "naviguer" dans l'imaginaire avec les k'rissi, b'taihi, touchia, m'ceder ou dans l'évocation de quelques anecdotes relatives au genre.
La vente-dédicace à la fin, une fin provoquée vu l'heure tardive, montrera l'intérêt certain de l'Algérien à ce genre, surtout à Blida où Leïla Boutaleb avait tenu à faire le déplacement.

par A. Mekfouldji

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