Librairie Mauguin
 

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La Librairie Mauguin
© Bulletin n° 1 du Lycée El Feth - Mai 2004

Véritable rond-point socioculturel, la librairie Mauguin est un îlot de la culture...
L'émerveillement est absolu, le dépaysement assuré et l'ambiance des librairies célèbres de Saint-Michel ou Saint-Germain des Prés parfaitement retranscrite... et ne parlons pas des Causeries blidéennes.
La première librairie a ouvert ses portes sous la direction de A. Mauguin, le fondateur de l'imprimerie du même nom en 1857; elle est passée ensuite par le statut de magasin de fournitures scolaires pour, plus tard, redevenir la librairie Mauguin de la "Place Ettout". 1994 fut l'année de la fermeture et 2001 celle de la résurrection. Une librairie telle un phoenix renaissant de ses cendres.
Tous les genres sont présents avec une grande variété d'auteurs, sans oublier le livre de poche et le théâtre anglais en version originale. L'organisation des rayons est impeccable.
Pour les bourses allant de cent à deux cent dinars, deux éditeurs s'imposent : le premier, celui des Librio, propose un panel de style allant du fantastique à l'horreur en passant par le roman policier et des écrivains aussi célèbres que Stephen King, Dan Simmons, Franz Kafka; les amoureux du théâtre anglais trouveront notamment dans les rayons William Shakespeare. Le deuxième éditeur, le tunisien Cérès, nous offre les plus grands noms des littératures française et anglaise (Maupassant, Jules Verne, Kipling) argumentés des préfaces et analyses faites par les spécialistes du genre.
Quant au livre de poche, réfugiez-vous chez l'incontournable Folio Junior. Il a à son actif, entre autres, la série Harry Potter, la trilogie du Seigneur des Anneaux, Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier. Le prix des livres varie entre quatre et huit cents dinars.

Les Causeries blidéennes

C'est en décembre 2003 qu'a commencé la nouvelle saison des Causeries blidéennes. Ces dernières sont un véritable succès et peuvent offrir à elles seules un centre d'intérêt à la librairie. L'ambiance est très chaleureuse, enveloppée d'un doux parfum de culture. Elles sont organisées le jeudi avec une périodicité de deux à quatre semaines. A quatorze heures, le débat est ouvert; les questions affluent, les réponses aussi.
Au mois de mars, ce fut au tour de Denis Martinez. L'artiste et peintre blidéen est venu accompagné de Sofiane Hadjadj, représentant des éditions Barzakh, afin de promouvoir le livre de Nordine Saidi, "Denis martinez, peintre algérien"; la discussion fut axée au début - bien évidemment - sur la vie de l'artiste ainsi que les multiples déboires qu'il eut à subir, avant de prendre finalement une tournure assez insolite puisque c'est le titre même de l'oeuvre* - dans l'ensemble - qui fit l'essentiel du débat.

par Zeryab Moussaoui (2°AS/ S4)

* "Peintre, algérien et peintre algérien" comme l'a souligné Sofiane Hadjadj.

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© Librairie Mauguin - Juillet 2004